Gwenaële Faye et Caroline, associées d'Opale Accompagnement.
Elles accompagnent les artistes visuels, peintres, sculpteurs, céramistes.
Douze mois d'accompagnement, entrées en septembre 2025.
Deux ans d'existence, un agenda saturé. Caroline : je me souviens très bien de mon agenda où j'enchaînais plein de tâches différentes, et il y avait peu d'espace pour prendre du recul.
Elles sortaient d'accompagnements très cadrés. Gwenaële : on était à un point où on avait envie de reprendre un peu la main sur ces playbooks qu'on nous avait livrés clé en main.
Et : on a une petite tendance bonnes élèves.
Le marketing d'abord. Caroline : dans la manière de faire le marketing, ça ne nous convenait pas, on trouvait ça un peu trop pushy.
Les indicateurs ensuite. Gwenaële : il y avait vraiment la question des KPI, qui sont toujours les mêmes KPI échangés dans ces masterminds, et nous on ne se retrouvait pas dans ces KPI-là, surtout par rapport à nos vies perso.
Elles sont aussi mères, et elles ont des pratiques artistiques à côté.
La première : les peurs, c'était vraiment d'être un peu livrées seules par rapport au marketing, parce que ce n'est pas notre zone de compétences premières. Est-ce qu'on va être compétentes pour gérer ce truc-là plus seules ?
La seconde, plus rare à entendre. Gwenaële : j'avais peur que tu ne délivres pas ce que tu dis, parce qu'on sent le gars hyper smart.
Et : il y avait toute la première partie très business, business très masculine aussi de tes débuts. Clairement, c'est pas ma came.
Elles entrent en octobre. Dès novembre on a eu un moment de crise.
Puis : on a eu peut-être 30 minutes d'échange et ça a tout de suite débloqué quelque chose, et ça a suffi à débloquer tout le reste de l'année.
Vient ensuite un arbitrage qui coûte. On a choisi de faire des recrutements qui coûtent à la boîte mais qui ont fait baisser la charge mentale, baisser le volume d'interactions dans l'agenda.
Gwenaële ne lisse rien : le revers de la médaille, c'est ton profit. Je vais peut-être pas aller chercher la croissance à la vitesse à laquelle j'avais pensé. Mais je fais ce choix-là en conscience. Il reste que c'est une friction.
Caroline : j'ai fait le calcul et je gagne deux jours. Je gagne deux jours par semaine.
Et : on a fait aussi ce début d'année en fois deux par rapport à l'année dernière.
Gwenaële : j'ai gagné vraiment de l'autorisation que j'avais du mal à me donner, de fonctionner par rapport à mes forces et à qui je suis, qui n'est pas forcément calqué sur un fonctionnement classique.
Et ce qui se transmet plus loin : avec les clientes, ça se ressent. Parce que ça leur donne une autorisation à elles aussi.
On a continué de croître tout en travaillant beaucoup moins.Gwenaële
J'ai fait le calcul, et je gagne deux jours par semaine.Caroline
Les KPI de ces masterminds, on ne se retrouvait pas dedans.Gwenaële
Ta force, c'est les questions que tu amènes. Et tu n'es pas forcément agréable.Caroline
Le choix de d'abord prioriser ton alignement amène ta croissance derrière.Gwenaële
Je ne te recommanderais pas à des personnes qui ne veulent vraiment que du 100 % business. Parce qu'il y a une dimension spirituelle que moi j'ai adorée.
Ce qu'elle appelle la dimension spirituelle, elle la définit elle-même : plonger en soi et se dire qu'est-ce qui est vraiment important pour moi, quelles sont mes valeurs, qu'est-ce qui compte vraiment dans ma vie.
Si ce n'est pas ce que tu cherches, ce n'est pas la peine de réserver.
45 minutes avec Julien ou un membre de son équipe. À la fin, soit on te fait une proposition claire, soit on te dit que ce n'est pas pour toi.