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Être solopreneur a toujours été mon rêve. Moi, je m’étais toujours dit : « Je veux c’est avoir un business à un million et être tout seul. Personne ne me fait chier. » Parce que j’étais quelqu’un de très introverti, qui aime bien rester dans ma grotte. Je me suis dit : « C’est cool l’entrepreneuriat. Tu peux gagner beaucoup d’argent et personne ne te fait chier. Tu es seul. C’est cool. »

Comment es-tu passé de solopreneur à chef d’orchestre ?

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Passer de solopreneur à chef d’orchestre

J’ai vraiment eu cette idée il y a très longtemps jusqu’au jour où, c’était en juillet dernier. Là, on ne s’est pas vu depuis sept jours avec Audrey. J’étais parti une semaine en vacances. On n’était pas partie ensemble. Je rentre, je suis content de la retrouver. J’arrive chez elle. On s’assoit sur le canapé. Elle me dit : « Julien, il faut que je te dise quelque chose. » Quand elle m’a dit cela, en mode, je respire un grand coup, je dis : « Vas-y ! » Je savais ce qu’elle allait me dire. Elle me dit : « Julien, je suis enceinte. »

Je souhaite être un bon père pour mon fils

À ce moment-là, quand elle me dit cela, j’étais assis dans le canapé et pendant 20 minutes, je n’ai rien dit. J’étais choqué, parce que ce n’était pas un truc prévu. Au bout de 20 minutes, elle se lève, elle me dit : « Je vais me faire un thé. Tu veux quelque chose ? Un rhum ? » Je fais : « Un rhum, vas-y donne-moi un rhum. » Derrière on discute, je dis : « Tu comptes faire quoi ? » Elle me dit : « Moi, je le garde. » Je me dis, ok. Je fais genre il y a un enfant qui arrive dans 8 mois. Je ne peux pas continuer à travailler 100 heures par jour comme cela. Moi, je n’ai pas connu mon père et je n’ai pas envie d’être ce père qui n’existe pas pour son fils.

Même si ce n’était pas forcément un choix à la base d’avoir un enfant, j’avais quand même envie d’être un bon père. Je pense que c’est biologique. Quand tu sais que tu vas avoir un enfant, forcément ta manière de penser change. Immédiatement le lendemain la question c’était : « Quand est-ce que je peux travailler ? Je dois créer une équipe. »

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Déléguer des tâches

Le lendemain, je commençais à envoyer des messages pour recruter, commençais à faire des appels de vente. Face à ces appels de vente, une personne est venue m’aider. C’était Olivier. Il a commencé à faire des appels de vente pour moi.

Au bout de trois semaines, il me dit : « On pourra faire un événement à Lyon. » Je lui dis, ok. Par contre, je ne m’occupe de rien. Si tu veux qu’on fasse un événement à Lyon, tu t’occupes de tout. Moi, je viens juste parler pendant 3 jours. Il me fait ok. Là, je me suis rendu compte qu’en fait, il y avait d’autres gens qui pouvaient être compétents, qui pouvaient m’aider, qui n’étaient pas forcément un boulet, qui pouvaient au contraire me faire gagner du temps, me faire gagner de l’énergie. On a fait cet événement à Lyon. Il s’est super bien débrouillé. J’étais vraiment content de ce qu’il avait fait. Je me suis dit : « Je pourrai déléguer d’autre chose. » J’ai continué à lui donner de plus en plus de responsabilités. Je me suis rendu compte qu’il arrivait à les assumer ces responsabilités.

Bien sûr, il y a des choses sur lesquelles je me disais : « J’aurais fait mieux. » Mais je pense que c’est aussi accepter de lâcher prise lorsqu’on délègue. À partir de ce moment-là, je me suis dit : « C’est quand même cool d’avoir des gens qui travaillent pour toi et qui te permettent de gagner plus d’argent en travaillant moins. »

À partir de ce moment-là, j’ai commencé à déléguer plus. J’ai pris deux autres personnes dans l’équipe et au niveau de la trésorerie, on avait de plus en plus de trésorerie. Cela me laissait plus de liberté, moins de stress dans le fait de déléguer.

Ma journée idéale

Je ne sais pas depuis quand exactement, mais il y a vraiment eu un shift, je pense il y a 2-3 mois, où dès qu’il y a truc que je n’aime pas, je le délègue, en mode obsessionnel, autant sur ma vie pro que sur ma vie perso.

Faire à manger le midi, faire les courses, cela me fatigue. On va prendre quelqu’un pour faire les courses et faire manger. Il y a une question que je me suis posé surtout pour déléguer. Elle m’a aidé à déléguer, elle m’a aussi aidé à clarifier ce que je veux vraiment dans ma vie, à designer une vie sur mesure, c’est cette question qui est : « Si tu devais designer une journée idéale et que l’argent n’existait pas, comment tu la designerais ? »

Je me suis rendu compte qu’il y avait plein de choses que je fais aujourd’hui que je ne ferai plus et il y avait des choses aussi que j’avais envie de faire, que je ne m’autorisais pas à faire, mais que je ferai si l’argent n’existait pas.

En regardant, je me suis rendu compte que je m’interdisais de faire des choses ou je me forçais à faire des choses de par l’argent que je n’aimais pas. Des tâches qui faisaient chuter mon bien-être, qui faisait chuter mon énergie de par l’argent, alors qu’en prenant chiffre par chiffre, j’avais carrément l’argent pour le payer. Cela ne rentrait même pas en compte, tellement c’était peu par rapport à ce que je gagnais.

Cette question a été une prise de conscience. Je me suis dit ok. Cela, tu peux le payer, vas-y délègue-le. Cela, tu peux le payer, délègue-le. Je me suis rendu compte que déléguer des choses, cela me permettait aussi de me concentrer sur des tâches à beaucoup plus haute de valeur ajoutée.

Mon taux horaire

J’ai fait un exercice qui permet d’évaluer « ton taux horaire ». Typiquement, aujourd’hui on fait un peu plus de 400 000 € par mois. On fait un truc de 400 à 500 000 €. Je divise cela par 150 heures. C’est le temps moyen que travaille une personne. J’ai divisé 450 par 150. Je me suis rendu compte que mon taux horaire est entre 2 500 € et 3 000 € l’heure.

Dès qu’il y a une activité que je pourrai déléguer à moins que cela, c’est-à-dire que je perds mon temps et que moi, je pourrai faire une action à 3 ou 4 000 € l’heure. Du coup, je délègue tout qui est en dessous de 2 500 € de l’heure.

Cela me permet de gagner un temps fou et je me rends compte que cela permet surtout d’accélérer énormément la croissance, parce que quand ta croissance business est directement dépendante de ton temps, de ton énergie, forcément elle est limitée. Ton temps et ton énergie sont limités. Alors que si elle commence à dépendre du temps et de l’énergie des autres, là elle devient illimitée, parce que s’il n’y a plus assez d’énergie disponible, tu rajoutes des gens. Du coup, ta croissance business est illimitée. Voilà, comment j’en suis arrivé à déléguer.

Solopreneur à chef d’orchestre : Une recette pour déléguer ?

Solopreneur à chef d'orchestre - Apprenez à déléguer
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Solopreneur à chef d’orchestre – Apprenez à déléguer

La phase d’observation

Pendant une semaine, tu prends une feuille ou sur ton téléphone. Toutes les 30 minutes, tu fais un point sur qu’est-ce que tu as fait dans les 30 dernières minutes. Tu ne juges pas, tu écris juste : « Qu’est-ce que j’ai fait dans 30 dernières minutes ? » toutes les 30 minutes pendant une semaine. Cela apporte énormément de valeurs.

Tu fais cela toutes les demi-heures et à la fin de la semaine, le lundi de la semaine d’après tu regardes. Prends une heure pour regarder. Considère toutes les tâches que tu as faites qui ne servaient à rien ou qui n’ont aucune valeur ajoutée, qui peuvent être fait par quelqu’un de non qualifié.

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La phase de dépouillement

Ensuite, commence par prendre toutes les tâches que tu as faites dans une semaine étant donné que tu les as toutes notées, vu que tu as regardé toutes les 30 minutes. Tu prends toutes les tâches et regarde lesquelles tu as détestées premièrement et deuxièmement lesquelles n’ont aucune valeur. Quand je dis aucune valeur, c’est qu’elles peuvent être déléguées à quelqu’un que tu vas payer à 15 € de l’heure. Celles qui ont ces 2 critères, tu délègues. Celles que tu as fait que tu détestes et qui en plus peuvent être fait par quelqu’un à 15 € de l’heure, immédiatement tu délègues.

Ensuite, une fois que tu as délégué cela, la semaine tu ne refais pas le test mais tu reprends ton papier et tu regardes lesquelles j’ai détestées. À combien est-ce que cela me couterait de les déléguer ? Tu les délègues. La semaine d’après, tu regardes lesquelles peuvent être faites par quelqu’un à 20€ de l’heure, tu les délègues. Au final, tu te rends compte qu’en faisant cela, tu as délégué 80% de ce que tu fais pour très peu d’argent.

Comment je trouve des candidats pour déléguer

C’est comme cela que je m’y prends d’un point de vue stratégique. Et d’un point de vue plus pratique, je vais en général poster un message sur mon Facebook avec une fiche de poste, une description de ce que j’attends de la personne ou alors je fais un live Facebook.

La dernière fois, j’ai fait un live Facebook parce qu’on cherchait une certaine personne. J’ai supprimé le live au bout de 7 minutes, parce qu’en 7 minutes, on avait déjà reçu 12 candidatures. J’avais déjà trouvé la personne. On cherchait un Community Manager. J’ai envoyé un mail à ma liste, j’ai fait un message sur Facebook. On a reçu 80 candidatures pour un Community Manager. Trouver quelqu’un, ce n’est jamais un problème. Les gens cherchent du travail. Il y a plein de gens qui cherchent du travail. C’est la croyance qu’on a qui est que c’est difficile de trouver quelqu’un qui fait qu’on n’y arrive pas.

Si tu te dis : « Je vais communiquer. » Forcément, les gens veulent trouver du travail. Encore plus, si tu as une entreprise qui a vraiment pour but d’aider les gens, qui a du sens, les gens vont te rejoindre encore plus vite, donc c’est facile.

Passer de solopreneur à chef d’orchestre : Ce qui me rassure dans cette délégation

solopreneur à chef d'orchestre - L'avantage de déléguer
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Solopreneur à chef d’orchestre – L’avantage de déléguer

Il y a deux types d’outils qui sont vraiment utiles. Cela va dépendre du type de tâche qu’on délègue ou quoi que ce soit. Un truc que j’avais appris quand je m’étais fait coaché l’année dernière, une phrase qui m’a marqué c’était : « Un leader donne des objectifs, un manager donne des tâches. »

Mettre en place des process

Parfois, le premier outil c’est de mettre en place des process. Clairement, mettre en place des process, c’est un mot qui paraît compliqué ou qui peut faire peur à certaines personnes. Mettre en place un process, c’est dire : « 1 – Tu fais cela, 2 – Tu fais cela, 3 – Tu fais cela sur une feuille. » C’est un process si simple que cela, pas besoin d’avoir fait polytechnique pour faire un process.

Typiquement, si je te fais un process pour boire une bouteille d’eau, c’est : « Tu ouvres le bouchon, tu le mets dans ta bouche, tu avales. » Tu as ton process. C’est aussi simple que cela faire un process. C’est juste décomposer ce que tu fais. Ce n’est pas mortel.

L’avantage des process

Après, parfois, les process pour moi, c’est ce qui va te permettre de sécuriser les tâches importantes. Après, c’est important aussi souvent de donner la pleine responsabilité aux gens que tu recrutes, qui font partie de ton équipe, dans l’objectif et ils vont te surprendre par leur créativité, une manière de voir ce que tu n’avais pas forcément vu. L’avantage de leur donner l’objectif et de les laisser parfois libre recours ou d’échanger avec eux sur le process et comment on s’y prend, c’est que tu vas avoir leur richesse. Tu vas avoir un point de vue totalement différent, peut-être qu’ils sont beaucoup plus brillants que toi.

Je vois beaucoup d’entrepreneurs qui se limitent par le besoin de contrôle qu’ils ont sur la manière de déléguer. Parfois, la personne a peut-être un cerveau différent du tien, c’est justement pour cela que la manière dont elle le fait va être meilleure.

Pour moi, les process, c’est bien et c’est important. Après, c’est aussi important de donner des objectifs et s’ils font des erreurs, c’est ok.

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Permettre à ton équipe de faire des erreurs au début

Un truc que j’ai appris dans le Leadership, c’est que tu dois permettre à ton équipe d’échouer rapidement, parce que si tu les empêches de faire les erreurs, si tu es tout le temps en mode papa qui empêche un enfant de se brûler, il ne sait pas ce que c’est se brûler, il ne comprend pas vraiment. Alors que quand tu fais une erreur, là tu comprends vraiment et tu ne le referas pas en général. Tandis que si on t’empêche toujours de faire des erreurs, tu peux la refaire à des moments peut-être plus cruciaux, plus importants. Pour moi, c’est important aussi de laisser échouer ton équipe.

Mettre en place les process sur les trucs où on a peur ou c’est vraiment grave si on échoue. Donner des objectifs clairs ou on laisse de la liberté mais on demande à la personne de prendre la pleine responsabilité de ces objectifs, c’est-à-dire qu’on lui attribue tout le succès si elle les réussit et tout l’échec si elle ne réussit pas.

Troisièmement, cela va être important de laisser aussi ton équipe échouer rapidement sur des petites tâches parce qu’échouer rapidement va permettre aux gens d’apprendre très rapidement et rien de mieux pour apprendre rapidement que d’échouer rapidement.

Si tu ne laisses pas ton équipe échouer, tu diminues la vitesse d’apprentissage de ton équipe.

Pour aller plus loin, je te propose de suivre cette vidéo : Comment Passer de Solopreneur à Chef d’orchestre ?

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