Interview d’Alexandre Roth : Comment devenir libre et indépendant grâce à internet tout en impactant la vie de milliers de personnes

 

Présentation d’Alexandre Roth.

Un des leaders de l’infoprenariat francophone.

Entrepreneur en ligne depuis 2006 qui vit de ses revenus sur internet.

Première activité de coaching en développement personnel pour les hommes  avec lifestyleconseil.com qui génère 5 millions de visites par an.

Seconde entreprise pour aider les gens à lancer leur activité rentable sur internet pour devenir libre et indépendant grâce à internet : financièrement, géographiquement et temporellement pour échapper au système classique “métro, boulot, dodo”.

Originaire de Paris, vit actuellement avec sa femme et son fils sous les palmiers de l’île Maurice.

 

Depuis 2006 le web a évolué. Si tu devais recommencer en 2018 qu’est-ce que tu ferais différemment ?

Je ferais moins de choses mais avec plus de régularité pour mettre en oeuvre la loi de pareto et la loi de la traction. Le fait de cumuler de la puissance sur son point d’excellence pour que cela devienne la principale ressource de son business et ensuite plus tard renforcer avec d’autres outils est le plus efficace. Avant les outils étaient compliqués pour mettre en place un système de vente. Aujourd’hui la guerre n’est plus dans la technique mais dans l’attention. Le marché n’est pas encore saturé, il y a de la place pour tout le monde mais il faut absolument fournir un contenu de qualité.

C’est toujours la même chose : plus on apporter de valeurs et de transformations aux gens plus on sera payé, peu importe le média et la stratégie.

 

D’ailleurs ce que tu expliques c’est ce que tu as mis en place sur ta dernière activité, puisque tu n’as pas de site internet, tu n’écris pas d’articles, c’est juste de la vidéo ?

 

Effectivement, pour mon activité de conseiller pour aider les gens à lancer leur business, j’ai beaucoup misé sur ma chaîne Youtube, la pub Facebook et les événements physiques à savoir 2 par an le BizClub Live puis Le congrès recette anticipée. Il faut savoir que retourner au physique est une manière pertinente de se différencier de la concurrence qui n’existe que virtuellement.

 

Est-ce qu’on peut dire que ton côté showman correspond à ta zone d’excellence ?

 

C’est drôle parce que je suis à la fois très très calme et j’aime énormément être sur scène. Surtout ça me permet de me reconnecter avec les personnes qui me suivent sur internet tout au long de l’année et je pense qu’il ne faut pas faire l’erreur d’être toujours isolé, parce qu’il y a des vrais gens de l’autre côté de l’écran et c’est important d’aller à leur rencontre pour pouvoir les aider, les accompagner. Donc j’accorde une grande importance aux événements physiques.

 

Du coup tu utilises la publicité Facebook et plusieurs s’affolent à ce sujet ces derniers temps, qu’(est-ce que tu penses de tout ça ?

 

Effectivement il y a eu plusieurs changements comme le scandale de fuite de données, les mises à jour sur les audiences, la disparition de certaines informations et encore la loi de protection RGPD. Mais tout ça n’est pas tellement inquiétant, ça demande de prendre du recul et de connaître ta spécialité et peu importe le moyen tu vas trouver une solution. Si Facebook change son algorithme on va s’adapter et mettre à jour nos propres stratégies.

Il y a quelques années il y a eu un changement d’algorithme sur Youtube et tous les youtubers étaient en train de pleurer, mais si tu pleures parce que tu as décidé que ton affaire dépendait d’une seule source de revenus et que tu confiais à quelqu’un d’autre (à savoir Monsieur Youtube, Google ou Facebook) l’existence de ton business, alors tu ne peux t’en prendre qu’à toi. Parce qu’effectivement, tu n’as pas assez analysé les choses pour te rendre compte de cela, et pour moi s’adapter c’est pas un problème.

 

Ça rejoint finalement l’état d’esprit, c’est une chose dont tu parles beaucoup, quelle est la part pour toi de l’état d’esprit dans la réussite d’un infopreneur, coach, consultant… ?

 

Ça joue un rôle clé, parce qu’à partir du moment où tu as décidé que tu seras bon, tu vas réellement l’être.

Nos croyances façonnent nos actes qui génèrent ensuite nos résultats. Alors ça passe par les gens qu’on côtoie au quotidien. Si on veut se lancer mais qu’on est entouré de gens qui ont peur ça va être difficile.

Tandis qu’entourés d’entrepreneurs qui réussissent et ont déjà des résultats, alors il y a de grandes chances pour que ton cerveau se paramètre sur le même succès.

Donc si t’as pas Tata Jeanine en train de te dire “mais t’es sûr c’est un peu dangereux tout ça !” mais que t’as un mec qui gagne 50 ou 100 mille euros par mois qui te dit “c’est excellent, vas-y continue”, ça change tout.

Après il y a pleins d’autres paramètres, comme ce que tu vas faire au quotidien pour prendre soin de toi.

Parce que le sport, l’alimentation et le sommeil ont un impact direct et très fort sur ton état d’esprit. Donc j’essaie de bien manger, je fais un peu de boxe, et ça me permet de maintenir le bon état d’esprit et de voir toujours le positif. Et quand on peut voir le positif dans n’importe quelle situation, même la pire, et comprendre ce qu’on peut en retirer pour passer au niveau supérieur la prochaine fois, alors on vise forcément la réussite.

Ces derniers temps j’ai pris pleins de risques pour mon business, j’ai testé plein de nouvelles choses alors que mon business modèle tourne très bien, et ça m’a beaucoup challengé mais j’ai toujours ressorti une pépite.

Quand on teste beaucoup de combinaisons, ensuite on peut mettre le focus sur le point précis qui apporte le plus de résultats, mais ça demande de prendre le risque de découvrir aussi tout ce qui ne fonctionne pas.

Si à ce moment là de tests, j’avais été un entrepreneur qui ne soigne pas son mindset, j’aurais été en mode “ah c’est la catastrophe ça ne marche pas, au secours, qu’est-ce que je vais faire!!”, alors que là j’ai mis le doigt sur un truc qui cartonne en allant au bout de ma démarche. Quand on ne prend pas soin de son état d’esprit on s’arrête au ¾ en disant “c’est nul, j’ai peur, j’arrête”.

 

C’est vrai que beaucoup oublient que ça vient avant tout de la tête et pas des stratégies marketing. Quand j’accompagne les sportifs de haut niveau c’est exactement ce que je vois aussi, parce que t’as besoin d’avoir un bon coup droit en tennis mais il part avant tout dans ta tête. Et pour les entrepreneurs c’est pareil.

 

C’est certain, dans mes événements je rencontre beaucoup de gens qui disent “moi j’ai besoin de stratégies, des dernières techniques de pointes”, et je me rends compte que ces personnes n’ont pas encore eu suffisamment de recul pour analyser et comprendre que la part de croyances, d’état d’esprit et de discours interne que tu as est ultra essentiel et ultra déterminant sur la question des résultats que tu vas générer.

Depuis 10 ans que je suis entrepreneur, aujourd’hui je peux très vite faire la différence entre les apprentis qui vont réussir et les apprentis qui vont galérer, non pas que je sois surdoué, mais j’ai pu l’observer et il suffit d’écouter le discours des entrepreneurs pour savoir s’ils vont aller plus loin.

 

Le mindset est essentiel, maintenant pour nourrir un peu les gens au niveau des stratégies marketing, en ce qui me concerne j’accompagne mes clients sur une stratégie Facebook, le webinaire, et la vente haut de gamme, ce que tu fais aussi un peu avec les ventes par appels téléphoniques. Je voudrais savoir c’est quoi pour toi un super webinaire ?

 

Ces derniers mois j’ai testé 3 façons de faire un webinaire. J’en fais depuis 2012 et beaucoup de gens pensent que le but du webinaire c’est de donner quelques infos et ensuite faire un pitch de vente.

En fait le webinaire est pour éduquer les gens et leur faire comprendre que tu es une opportunité pour eux en répondant à leurs objections.

finalement, qu’est-ce qui empêchent les gens d’utiliser ton produit et tes services pour obtenir des résultats dans ce qu’ils recherchent ? Généralement il y a des grandes composantes comme la peur de la technique, de ne pas avoir assez de temps. Donc le webinaire c’est pas un cours, mais on éduque les gens pour leur montrer que c’est possible avec toi. Il faut également comprendre que les gens achètent auprès de nous en grande partie aussi pour ce qu’on est et ce qu’on représente. Donc si on communique pas du tout sur notre histoire personnelle, à travers quelles difficultés et douleur on est passé, on risque de se couper d’une partie de nos prospects parce que les gens vont pas s’identifier suffisamment à nous. C’est d’ailleurs pour ça que je suis en train de finaliser un livre qui parle de mon histoire et j’en parle aussi dans mes vidéos. Tu vois je viens de Melun dans le 77, je suis petit fils de mineur et balayeur, fils de commerçants qui ont connu plusieurs faillites avec des difficultés importantes. Quand j’ai commencé j’y connaissais rien, j’ai galéré pendant de nombreuses années, et avant de faire mes premières centaines puis milliers d’euros je suis passé à travers de multiples challenges et ça n’a pas du tout, du tout, été facile. Et pour les gens c’est important, parce que si tu arrives en mode star tu vas attirer peu de gens.

 

Du coup quelle structure est-ce que tu utilises pour ton webinaire ? J’ai l’habitude de faire avec la technique de Russell Brunson (les 3 secrets, les 3 grosses objections, le quoi et le comment), mais comment tu identifies sur quoi tu souhaites éduquer les gens ?

 

En ce moment je suis sur un format un peu hybride de la structure de Russell Brunson car je me concentre surtout sur les 3 objections et notamment j’argumente à travers une étude de cas en montrant ce qu’il se passe quand on ne met pas en pratique mes conseils, et qu’au final on se retrouve au bout d’un an avec une boîte endettée de 20 000 euros, un crédit impossible à rembourser à la banque, un produit que personne ne voulait, des structures en place alors que ce n’était pas la priorité, etc..

 

C’est quoi pour toi une offre irrésistible, que ce soit sur un produit haut de gamme à partir de 2000€ ou entre 500 et 1000€ ?

 

Je pense que c’est une offre où les gens qui deviennent clients te disent “merci” et où tu donnes suffisamment de valeur pour compter en nombre de vies transformées et pas d’euros. C’est une offre qui permet aussi de supprimer toutes sortes d’objections et qui apporte des solutions concrètes et qui facilitent tout pour atteindre le résultat. C’est une offre qui déverrouille le mindset des gens et qui génère des résultats et des transformations sur plusieurs années et qui devient connue.

C’est une offre où tu ajoutes pas des bonus sortis de ta cave, mais avec une réelle valeur pour lever les objections. Et tout ce que tu apportes ne doit pas être dans le but de donner des heures de vidéos mais d’apporter un résultat précis pour répondre à une douleur dans la vie des gens. Donc c’est à nous de devenir le meilleur pédagogue possible pour dire avec le moins de temps possible le plus important, et transmettre une méthode et des outils pour que les gens deviennent autonomes.

 

Est-ce que tu t’es formé à la pédagogie ou c’est juste venu avec l’expérience ?

 

J’ai lu quelques livres, mais en faisant le parallèle avec ce qui existe pour les enfants et notamment tout le travail de Maria Montessori, finalement nous sommes de grands enfants et parfois c’est à l’enfant intérieur à qui il faut s’adresser pour que l’adulte obtienne des résultats. Et dans cette pédagogie, il me semble essentiel d’être toujours plus dans un élan d’encouragement que toujours sur la critique et de pointer du doigt ce qui ne va pas, même si en France beaucoup ont été éduqué comme ça. Et beaucoup de gens sont d’accord de déléguer leur vie, leurs finances et leur retraite en étant salarié et dans une norme toute leur vie, mais pour ceux qui veulent vivre des expériences fortes, prendre le contrôle et ne pas vivre dans le fantasme que “un jour, quand je serai vieux, quand je serai à la retraite alors je pourrais enfin”, alors il y a l’entrepreneuriat et le fait de se bouger les fesses. aussi je pense qu’un bon pédagogue est une personne qui continue de se former et de ne pas prendre pour argent comptant ce que le système lui présente. Pour moi le salariat est en fin de vie, ça va être de plus en plus limitant, parce que ça ne crée pas suffisamment d’impact mais juste des petits soldats. Donc c’est bien pour ceux qui sont dans le système et qui y sont bien, mais pour ceux qui ont vécu le système éducatif comme une injustice, je les invite à s’auto-éduquer et vivre des expériences. Et il suffit de vivre à l’étranger pour comprendre qu’on n’a pas raison par rapport aux autres.

 

Je lisais une statistique hier qui disait que dans les 10 prochaines années 80 millions de personnes vont démarrer une activité à domicile.

 

C’est certain qu’il y a un modèle du salariat et même de l’entrepreneuriat en fin de vie.

Le changement commence déjà dans ton rapport avec l’équipe.

Aujourd’hui avec mes employés on travaille avec des relations décomplexées, très peu hiérarchisées, et focalisées sur ce qu’il est possible de faire ensemble.

L’ancien modèle peut encore survivre dans les banques mais la plupart des entreprises se dirige petit à petit vers ce changement. Aussi l’entrepreneuriat est aujourd’hui focalisé sur le client et ce qu’on peut faire de mieux pour lui. Il va y avoir du changement dans l’air et il faut faire partie des précurseurs.

 

Du coup, comment tu vois ton entreprise dans 10 ans ?

 

Je l’espère toujours au soleil, bien développée avec un staff de qualité, que je respecte et avec qui je m’amuse bien, et avoir plusieurs milliers de clients transformés grâce au BizClub, ma formation pour devenir libre et indépendant grâce à internet. Donc pareil qu’aujourd’hui mais en plus gros, plus fort, plus impactant.

 

Un dernier mot ?

 

Bougez-vous les fesses, si vous voulez changer de vie il faut des actions et comme tu dis souvent Julien “si t’es determiné tu vas trouver”.

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